Beschreibung
Carjat, Paris, Gaston Da Costa, Commune de Paris
CDV vintage albumen.
Gaston Da Costa, né à Paris le 15 décembre 1850, mort à Bois-le-Roi le 11 décembre 1909, était un pédagogue, militant de gauche et communard français. Il est le fils d'Eugène François Da Costa (1818-1888), professeur de mathématiques et d'Adèle-Pauline Varenne.
Étudiant blanquiste, Gaston Da Costa embrasse très tôt, à 20 ans, la cause de la Commune de Paris. Substitut du Procureur Raoul Rigault qui assurait la direction de la police, il participe aux événements de la capitale jusqu'à la chute des Insurgés.
C’est lui, accompagné d'Eugène Protot, qui fera exécuter la décision du Comité de Salut Public de destruction de l’Hôtel particulier d’Adolphe Thiers. Devant l’hostilité de la foule, et la réticence des ouvriers réquisitionnés pour procéder à cette démolition, il porte les premiers coups de pioche aux cheminées du bâtiment, quand Protot brise les vitres de la véranda. Il fallut l’arrivée d’une compagnie des Vengeurs de Flourens pour disperser la manifestation hostile et que les ouvriers se mettent au travail.
Arrêté à la Varenne Saint Hilaire en juin 1871, il est jugé en juillet 1872 pour : "attentat ayant pour but de changer la forme du gouvernement, complicité d'assassinat, arrestations illégales avec menaces de mort". Le conseil de guerre le condamne à mort. Après un pourvoi en révision qui confirme le premier jugement, et un recours auprès de la commission des grâces, Da Costa voit, en janvier 1873, sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité au bagne de Nouvelle-Calédonie où il est envoyé aussitôt.
Amnistié en 1880, il est rapatrié à bord de la Loire qui arrive à Brest le 7 juin 1881, il s'occupe ensuite de questions scolaires. Proche des boulangistes de Gauche en 1889, il partage ainsi les convictions d'Ernest Granger, d'Ernest Roche et d'Henri Rochefort en entrant au Comité central socialiste révolutionnaire.
Il présente en 1904 ses souvenirs sur les évènements auxquels il a participé, en élargissant toutefois le point de vue jusqu'aux confins de l'analyse historique. Les trois tomes de « La Commune vécue » suscitent, trente ans après les faits, de multiples réactions dans l'opinion, à la fois de la part des opposants mais aussi des anciens Communards.
Tirage albuminé
6,5x10,5
Circa 1870